LES BISTROTS DE SAINT-EGREVE EN 1920

Le bistrot du Pont-de-Vence dans les années 50.
Le bistrot du Pont-de-Vence dans les années 50.

En 1920, les cafés étaient bien plus nombreux qu’aujourd’hui, surtout en rapport avec le nombre d’habitants. Ils comptaient beaucoup dans la vie du pays. Il y en avait toujours un, non loin du maréchal, du coiffeur, de la gare, des emplacements de marché. On s’y rendait facilement lorsqu’on avait à faire au village. C’était aussi l’occasion d’y rencontrer des amis. On y entendait encore parler patois, un patois très voisin du français. La plupart possédait un jeu de boules. On y jouait aussi aux cartes. Et puis, la radio et la télévision n’existaient pas. On y venait aussi dans l’espoir d’y apprendre quelques nouvelles intéressantes, en plus des « potins » locaux. Il y en avait 5 à La Monta, tenus par : messieurs Désirat, Frier, Monsieur Sylvestre, Jacob et Martin (à la Basse-Monta). Dans le quartier des Moutonnées et Pont-de-Vence, il y en avait 3 : Poulat, Paulin, Mounier. Seul subsiste le Café du Pont-de-Vence. À Saint-Robert, on comptait 5 cafés : Giraud, Monsieur Veyret, Laboret, Termat et Faure. Dans le quartier de la Gare, des Iles et des Bonnais, il y en avait 4 : Angenieux, Monsieur Comte, Payant, Catin. Cela faisait un total de 17 cafés sur la commune. Combien en reste-t-il aujourd’hui sur la Commune ? Je vous les laisse compter…

 

Le café du Pont de Vence à notre époque. Le pont a perdu son arche
Le café du Pont de Vence à notre époque. Le pont a perdu son arche

LE CAFE DU PONT DE VENCE

Ce café, créé en 1882, a failli disparaître il y a une dizaine d’années. Jean-Pierre Boccard et ses amis avaient eu l’heureuse idée de le jumeler au café de la Table Ronde de Grenoble, situé place Saint André. Il faut dire que ce café fait partie du patrimoine de Saint-Egrève. Il a vu passer nombre de générations de Saint-Egrévois, du temps où l’homme avait domestiqué La Vence qui passe à proximité de la terrasse. C’était aussi du temps des Dumolard et Viallet, des ciments Vicat... Avant Edith Gaignon, l’actuelle propriétaire du café, c’était Joanny Gaignon, son père, qui l’a tenu de 1954 à 1991. Edith a toujours vécu dans ce lieu quasi-historique. Ce lieu marqué par l’histoire. Là où les Allemands arrêtèrent l’un des précédents patrons, M. Roux-Fouillet, fusillé sans jamais avoir donné un seul nom de résistants. Ce café qui était une étape lorsque l’on montait à Proveysieux pour discuter un brun avec le peintre Jean Achard. Ce café où les jeunes se donnaient rendez-vous pour partir plus loin... C’est en mai 2000 qu’Edith Gaignon recevait le Diplôme des Cafés Historiques Européens.

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Heide Chestnut (mardi, 31 janvier 2017 13:56)


    Thanks very interesting blog!